Archives 2014

Le street art est avant tout accessible et souvent militant. Il s’offre ainsi l’ambition de communiquer directement avec le monde, libéré des carcans du seul marché de l’art qu’il a par ailleurs su convaincre. L’engouement pour ce mouvement fédère tout autant le grand public à travers le monde que les institutions (la Tate Modern à Londres, le MOCA à Los Angeles, le Centre Pompidou à Paris …). Initiées par le commissaire 2014 et sa passion pour le street-art, de nombreuses manifestations, souvent visibles dans la rue, ont eu lieu à Tourinnes et aux alentours dans le cadre de ces 49es Fêtes de la Saint-Martin, autour de ce dialogue entre l'art et l'espace public.

Au programme :

  • « Street Art ».  Expositions d’art contemporain.  Commissaire : Nicolas Laugero Lasserre (France).
  • « Le Dragon », d'Evgueni Schwartz. Un grand spectacle collectif haut en couleurs, avec plus de 150 acteurs, choristes et musiciens. Adapté pour Tourinnes par Muriel Clairembourg ;
Banksy

Banksy est identifié comme étant un troubadour des temps modernes. Illustre artiste revendicateur, aucun fait social ne peut lui résister tant il est incisif et décoiffant dans son art. Banksy possède aujourd’hui sa place parmi les grands de ce monde par ses innombrables actes répréhensibles mais ô combien subversifs.

Rulian Öbule

Artiste liégeois, né en 1988, qui a étudié le graphisme à l’École Supérieure des Arts de Saint-Luc avant de rejoindre l’Académie Royale des Beaux-Arts pour se consacrer pleinement à la peinture. Ses graphes sont reconnaissables par son style mêlant couleurs et formes arrondies.

Noé Pauporté

Petit-fils, et fils d’artistes, Noé était naturellement disposé à dessiner. Attiré par le portrait dès son plus jeune âge, il développe et améliore plusieurs techniques au fil des années. Diplômé de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, l’artiste belge transpose son art sur tous supports, légaux ou non, sans limites ou contraintes.

Ler Art

Né en 1979, est originaire d’Espagne et débute l’art urbain dès 1993. Son travail dans les rues le pousse, quelques années plus tard, à étudier l’illustration qui influence toujours ses peintures. Les personnages délirants et colorés de Ler Art cachent souvent des visages plus inquiétants, un mélange des différents états d’esprit de l’artiste.

Éric Van Uytven

Originaire du Brabant Flamand, son art repose principalement sur la construction et la déconstruction. Le peintre veut placer nos images collectives dans un contexte différent et désire, à travers son art, interpeller le public.

Axel

Attiré par la culture Hip-Hop, Axel commence à peindre les espaces qu’il rencontre sur sa route. Après plus de 15 ans de pratique du graffiti, Axel adopte, depuis 2005, de nouveaux supports afin de rendre ses messages plus accessibles. Le matériel urbain (panneaux, cônes de chantier, affiches bornes, …) est capturé avant d’être remis en place afin d’attirer les regards vers des objets vus mais peu regardés.

Roa

Né en 1975 en Belgique. Il est mondialement connu pour ses fresques animalières géantes. Il peint généralement en noir et blanc avec des brosses et des bombes aérosols. En 2008, il commence à peindre des rats géants dans un entrepôt abandonné de Gand, sa ville d’origine. Roa est un globe-trotter, il aborde sa peinture de façon différente, selon qu’il soit dans une friche, en ville, dans un désert ou une galerie.

Roswitha

En 1985, Roswitha découvre l’art dans la rue. Depuis, elle photographie sans cesse ces traces artistiques sur les murs de la ville. Elle suit les artistes urbains de Paris à Brest en passant par Marseille. Puis s’envole pour Berlin, Londres, Lisbonne, San Francisco et même ailleurs. Elle leur consacre des carnets…

Roti

Né en France en 1988, il est à la fois sculpteur et graffeur. La particularité de son travail, qu’il s’agisse du papier, de la pierre ou des murs, s’inscrit dans un mouvement poétique et dans la qualité de sa technique. Sa principale source d’inspiration est la mythologie grecque.

Monkey Bird

Né de l’association de deux jeunes artistes, Temor et The Blow, le Monkey Bird Crew a pour ambition originelle de rendre aux murs anonymes des métropoles les spectres d’une nature animale, qu’elle engloutit par sa suprématie maladive. Questionnant sur les notions de liberté et propriété privée inaccessibles, leurs interventions illégales murmurent une philosophie anonyme par le biais d’images monumentales.

Jef Aérosol

Jef Aérosol, né à Nantes en 1957, est un artiste pochoiriste français issu de la première vague de street art des années 80. Il peint son premier pochoir en 1982. Il reste l’un des pionniers et chefs de cet art éphémère.

FARM PROD

Le collectif « FARM PROD » rassemble des artistes d’horizons différents autour d’une même passion : la peinture. Influencés autant par l’art de la rue que par l’art contemporain, les artistes de « FARM PROD » envisagent la création dans une évolution constante des thèmes et des procédés utilisés.

Le Dragon

D’Evgueni Schwartz

Adaptation et mise en scène : Muriel Clairembourg et Jean-Marc Delhausse
Direction musicale : Michel Vanstals
Le Cœur de Tourinnes : Michel Vanstals
Le Chœur des enfants Chantourinnes : Elisabeth Goethals et Olivier Habran
L’Orchestre de Chambre de la Néthen, dirigé par Alain et Benoît Meulemans

La pièce

Depuis 400 ans, un dragon règne en tyran sur une cité. Le Bourgmestre de la ville et son fils, Henri, serviteurs zélés du Dragon, veillent à faire respecter son pouvoir fondé sur la répression et la délation.

La population matée et résignée lui obéit en tout. Sa docilité est telle que chaque année, elle accepte de payer au monstre un lourd tribut alimentaire et de lui offrir en sacrifice une jeune fille.

Lancelot, héros professionnel, arrive dans la ville. Il décide de tuer le Dragon au combat et d’ainsi sauver la jeune fille, dont il tombe amoureux.

Les citoyens, qui observent le duel depuis la place de la ville, laissent éclater leur joie à la mort du tyran. Mais le Bourgmestre s’empare aussitôt du pouvoir et réprime immédiatement toute velléité de manifestation. Les citoyens, à nouveau muselés, rentrent chez eux.

Un an s’écoule…

Le Bourgmestre a usurpé le titre de tueur du Dragon. Il s’est autoproclamé Président et libérateur de la ville. Une jeune fille était promise en sacrifice au Dragon … il se l’attribue ! Mais, plus démagogue, il y met les formes et veut un mariage. Son fils Henri est quant à lui devenu Bourgmestre. Sous le couvert d’une pseudo-démocratie, Henri et son père incitent à la délation, soudoient et s’espionnent réciproquement, mais … de mystérieuses inscriptions apparaissent sur les murs de la ville.

La population, une fois de plus résignée, prépare activement le mariage du Président…

À propos…

Au-delà de son univers merveilleux, Le Dragon se caractérise par le foisonnement de personnages bien humains qui gravitent autour de personnages « mythiques ». Et ce n’est pas un hasard. Le véritable héros de cette pièce, c’est sans doute le peuple, tous ces habitants et artisans de la petite ville où se déroule l’action et qui semble vouée à voir se succéder les tyrannies. Limiter le propos du Dragon à une dénonciation convenue et consensuelle de la dictature et de l’oppression serait laisser de côté le véritable sujet, bien plus vaste et plus passionnant, sur lequel Schwartz porte un regard. Il s’agit ici de la responsabilité des citoyens eux-mêmes dans l’établissement et le maintien des régimes dictatoriaux et des oppressions politiques.

On touche ici à l’un des thèmes politiques qui, au regard de notre époque, est l’un des plus pertinents et des plus intéressants du Dragon : en faisant de Lancelot le champion aveugle d’une “démocratisation forcée”, Schwartz soulève avec beaucoup de finesse la question du droit d’ingérence, non pas de sa raison d’être ou de ses motivations (pures et honnêtes dans la pièce), mais de son application, et surtout de ses conséquences. Comment ne pas rapprocher le destin des habitants du village qu’il nous décrit de celui des dizaines de peuples que, à vouloir à tout prix les libérer, nos démocraties ont ensuite abandonnés aux griffes de tyrans plus sanguinaires encore que ceux qu’elles avaient chassés ? Comment savoir si certains de ceux qu’on libère aujourd’hui ne seront pas les oppresseurs de demain ?

La réponse de Schwartz tient en peu de mots : l’Homme, quand il ne l’a jamais connue, a besoin d’être éduqué à la liberté. Et prendre le temps de cet apprentissage est indispensable. La vraie démocratie ne peut s’instaurer qu’avec la liberté de conscience de chacun.

Extrait de In Fi-Théâtre

Evgueni Schwartz

Evgueni_Schwartz
Journaliste, écrivain et dramaturge russe, Evgueni Schwartz est né le 21 octobre 1896 à Kazan et mort le 15 janvier 1958 à Leningrad.
De 1925 à 1954, il écrit une douzaine de pièces sous forme de contes pour enfants, avec des marionnettes. Dès 1934, il utilise ce style théâtral pour les adultes. Les deux œuvres qu’il écrit, L’Ombre et Le Roi nu, sont interdites par les autorités soviétiques entre 1930 et 1940. Après avoir participé en 1941 à la défense de Leningrad, il écrit Le Dragon, sa troisième pièce de théâtre, qui est aussi interdite en 1944, après sa première représentation.

Pendant dix années, il cesse son activité de dramaturge, et reviendra en 1954 pour écrire une scène pour enfants et deux pièces pour adultes.

La musique du spectacle

Michel Vanstals
Depuis toujours, la musique occupe une place essentielle dans le spectacle collectif des Fêtes de la Saint-Martin. Ce sont d’ailleurs les concerts de musique spirituelle, organisés en 1965 par Max van der Linden à l’occasion de la restauration de l’église, qui sont à l’origine de ce spectacle. Chaque année, chanteurs et musiciens se joignent aux acteurs pour créer, dans un esprit de symbiose, une œuvre originale, au centre des Fêtes de la Saint-Martin.

La direction musicale du spectacle a été confiée à Michel Vanstals.

Le programme musical
Au programme du Cœur de Tourinnes :

Extraits de Carmina Burana, dont O Fortuna (Carl Orff)
Extraits de Catulli Burana (Carl Orff)
Extraits de la Messe des Fous (1350)
La Guerre de Janequin (chant polyphonique ; 1530)

Jean-Marc Delhausse et Muriel Clairembourg


Né dans la cité ardente, Jean-Marc Delhausse s’oriente vers les lettres et obtient une licence en philologie romane assortie de l’agrégation et complétée par une maîtrise en traduction (anglais) à l’Université de Liège. Premier prix de déclamation au conservatoire de Liège et premier prix d’art dramatique au conservatoire de Bruxelles. En tant que comédien, il a participé depuis lors à plus de trente spectacles dans divers théâtres (Théâtre National, Abbaye de Villers-La-Ville, Théâtre de Poche, Théâtre Poème, Océan Nord, la Samaritaine, l’Etuve, le Théâtre Royal des Galeries, l’Atelier 210…). Il a joué récemment dans « Des cailloux et des pommes », spectacle de plein air à Jodoigne, un projet de la Maison Ephémère… La dernière création est Himmelweg, de Juan Mayorga, au Théâtre 210, qui tournera cette saison en Belgique. Il répète actuellement Trahisons, de Pinter.

Il participe à plusieurs projets chantés, dont Quinquéfolia, Dis-moi WizzZ et Credo ma non troppo, chansons « tendrement rebelles » a capella.

Il est metteur en scène attitré du spectacle collectif, depuis 1995 avec la création de la pièce de Julos Beaucarne « l’Avenir change de berceau ».
Il œuvre à la réussite des spectacles depuis 17 ans.Muriel Clairembourg a joué et dansé au Théâtre National de Belgique, Théâtre du Grand Midi, à l’Abbaye de Villers-la-Ville, au Nouveau Théâtre de Belgique, au Théâtre de la Samaritaine, à l’Eden, au Varia, au Théâtre Océan Nord, au Théâtre de L’L, au C.C. Jacques Franck, aux Tréteaux de Bruxelles, à l’Escalier, à la comédie Claude Volter, au Théâtre de la Vie, au Théâtre du Méridien ainsi qu’en tournée en Belgique, en France, en Suisse et au Québec.Elle a travaillé avec des metteurs en scène tels que : Julien Roy, Pietro Pizzuti, Frédéric Dussenne, Isabelle Pousseur, Bernard Mouffe, Claude Volter, Luc Fonteyn, Ariane Buhbinder, Mathieu Richelle, Max Lebras et avec des chorégraphes tels que Gladys Fernandez et Pablo Inza, et Edith Depaule…
La comédienne a joué des textes de Maeterlinck, Handke, Laurence Vielle et Vincent Margane, Perrault, Molière, Edward Bond, Laurence Kahn, Von Hoffmansthal, Véronika Mabardi, Brecht, Ariane Buhbinder, Ghassan Kanafani, Enzo Cormann…

Depuis plusieurs années, elle met en scène diverses compagnies amateurs et anime des ateliers de théâtre.

Elles vous seront confirmées à l’adresse mail que vous renseignerez ci-dessous. Au cas où les places que vous souhaitez ne sont plus disponibles, ou si la représentation souhaitée est complète, d’autres solutions vous seront proposées par mail ou par téléphone selon le timing. Les places ne seront définitivement réservées qu’une fois payées.
Réservation possible jusqu’à 6 places. Au-delà, merci d’envoyer un mail à reservation@tourinnes.be

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