Hello world

Posts By: NicolasTourinnes

Pascale Rémita

Enfant surtout, on s’interroge sur ces éléments familiers mais étranges du paysage : où se trouve réellement l’horizon ? Quelle est vraiment la matière des nuages ? Quelle est cette mutation entre ce que mon œil voit fixement et ce que je regarde défiler ?

Candice Breitz

Une sensation singulière se cale incongrûment dans les interstices du récit bien huilé d’une série télévisuelle (Générations, diffusé depuis 1994, l’année où l’Afrique du Sud est devenue une démocratie) de la classe moyenne noire post-apartheid. Une figurante blanche regarde, interroge ou ironise les personnages noirs.

The New Normal

L’ensemble constitue un champ d’explorations diverses de nouveaux imaginaires du quotidien, sur les plans environnemental, économique, social ou culturel. La vision est troublante, contextualisée, révoltante ou mobilisatrice. Inauguré à Beyrouth en mars 2017, le projet a ensuite été présenté à Istanbul.

Randa Maroufi

Quelle est notre image ? Ce que nous en maîtrisons ? Ce qui nous échappe ? L’histoire s’inspire d’un personnage qui a réellement existé et disparu. Travesti, il a passé une période de sa vie comme employé de maison dans la famille de l’artiste, qui ignorait son identité sexuelle réelle.

Fatima Mazmouz

Au corps de la femme qui enfante, on associe le plus souvent la tiédeur, la lenteur, la quiétude du mûrissement intérieur et de l’attente. Cette femme enceinte curieusement affublée se détourne de ces images courantes. Résistante burlesque et singulière, elle s’agite frénétiquement sur des objets d’enfants. Son corps devient lieu de performance, un processus artistique qui lui confère une dimension politique.

Anna Raimondo

S’approcher lentement… Puis s’installer dans cette chapelle isolée. Enfin, s’abandonner à la douceur du lieu qui progressivement s’estompe à la mesure qu’un verre se remplit d’eau. Une pure et simple goutte d’eau nous entraîne. Elle accroche le regard, mais surtout semble diluer l’ouïe.

Ymane Fakhir

Gros plan, silence, absence du corps et du visage… Ce sont les mains qui captent le regard, fascinantes comme un portrait. Jaillissant d’un vêtement blanc uniformisant mais, peut-être avant tout, signe de perte ou d’absence ; elles sont à la fois très intimes, personnelles, singulières tout en répétant des gestes universels.

Ben Benaouisse

On est d’emblée happé tant par l’ensemble que par chacun des éléments à l’origine du tout. En ressort l’idée d’un processus, d’une route parfois rocailleuse, d’un voyage avant de s’arrêter, à un moment donné quelque part. Une tension dans l’installation nous met en état d’alerte et nous balade dans une chorégraphie spatiale où tout est visuel mais résonne comme une longue clameur.

Frédéric Fourdinier

Il se dégage d’abord une sensation froide, sans doute liée au néon, moderne et aseptisé. Il est pourtant vert. Mais le vert, s’il connote aujourd’hui la nature, n’en a pas moins été depuis le moyen-âge une couleur instable, chimiquement et symboliquement.

Yazan Khalili

Peut-on jamais revenir quelque part où nous avons été, comme nous étions alors ? Ou plutôt y devenons-nous des étrangers ? Ou l’endroit étranger à nous ? Une série de plans fixes racontent l’histoire d’un groupe d’astronautes qui retournent dans un paysage qu’ils ont laissé, il y a longtemps.

Mehdi-Georges Lahlou

Un homme, une situation singulière à travers un polyptyque d’images. Nous voici, nous spectateurs, traversant une zone imprécise, ambiguë que l’homme interprète, avec des matières simples, voire familières. Les épices évoquent d’emblée une part de ses origines et l’entremêlement des cultures, au cœur de son travail.

Halida Boughriet

De ces corps enchevêtrés surgit le rapport au temps : le temps de l’approche et puis de la séparation. Entre les deux, celui dont il reste une trace : ce corps de masse. On envisage d’abord l’origine du projet : un atelier au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis dans le Val de Marne. L’artiste a invité des habitants de la ville à s’enlacer, à faire corps avant de se distancier.

Younes Baba Ali

Une voix scande le prénom masculin aujourd’hui le plus courant en Région bruxelloise mais qui désigne aussi dans la culture maghrébine un homme dont on ne connaît pas l’identité. Insistante, elle nous entraîne dans un milieu indéterminé, entre l’Orient et l’Occident.

Les Fêtes

Depuis 1965, chaque mois de novembre, les habitants de Tourinnes-la- Grosse et environs ouvrent leur maison, accueillent des artistes, et…
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Aimé Mpané

Je me suis inspiré des objets traditionnels Kuba de divination à la figuration zoomorphe. Ces instruments, dits les oracles à frottement (itombwa), ont été employés pour intercéder entre les devins et les esprits de la nature afin de déterminer la cause des maladies et aider à définir les traitements appropriés.

Cambyse Naddaf

«… c’est peut-être ça que je suis, la chose qui divise le monde en deux, d’une part le dehors, de l’autre le dedans, ça peut être mince comme une lame, je ne suis ni d’un côté ni de l’autre, je suis au milieu, je suis la cloison, j’ai deux faces et pas d’épaisseur… » (S. Beckett)

Emmanuelle Quertain

J’ai peint ce tableau, car, à la base, il est issu d’une photographie que j’ai reçue de la part de quelqu’un qui sait que je m’intéresse aux jardins, aux paysages et aux fleurs, sans en connaître les raisons précises.

Laurent Quoidbach

Tourinnes-la-Grosse porte mal son nom. On devrait l’appeler « Tourinnes-la-Petite ». À l’instar du triangle des Bermudes ou du Loch Ness, le village est victime d’un phénomène étrange et totalement inexpliqué.

Pierre Lizin

Le travail s’intéresse à la ville, à la manière dont elle digère ce qui la compose pour le régurgiter sous forme de succédané. C’est une tentative de comprendre les grands cycles de constructions/déconstructions qui y sont à l’œuvre.

Frédéric Gaillard

À travers ses machines qui produisent, génèrent ou transforment, à travers ses installations ou ses objets façonnés, Frédéric Gaillard questionne les modes de productions et de réceptions liés à une pratique de la sculpture.

Benoît Félix

Benoît Félix prend les choses à la lettre. Le dessin n’est plus pour lui le dessin de quelque chose, mais un tracé qu’il essaye de saisir comme tel : comme si c’était une chose. Il découpe donc ses dessins pour pouvoir les tenir ensuite en mains…

Aurore Dal Mas

Polvere, surface de poussière charbonneuse de laquelle émerge un souvenir obscur. Des monochromes calcinés, dont les sujets implosent, leurs particules vibrant encore d’une étrange façon ; des objets qui absorbent une dernière lumière avant de l’emmener vers le néant ; des êtres moelleux comme le fruit entamant sa macabre maturation.

Évelyne de Behr

Par détournement et installation d’images, tisser des relations, cibler les parcelles du dedans. S’agissant de territoire, de limite, tenter de saisir cet instant de basculement d’une image, d’un contexte, vers son appropriation. Pour soi, en soi.

Camille Dufour

Les gravures sont hantées par l’ascension et la disparition de George Mallory dans son expédition sur l’Everest. En présence d’un temps suspendu, la montagne organise l’espace sur lequel les corps se plient, s’élèvent, se fondent.

Dominique Baudon

« Dé-plier », « dé-jouer », « dé-couper », « dé-coder » « dé-sacraliser », coller, trouer, coudre, dessiner, détacher… pour humaniser, distancier, détourner, « dé-traumatiser », grincer, « sous-rire »…

Pierre Martens

L’art est le support privilégié pour rencontrer une personne. L’œuvre sincère (qui n’est pas dans un rapport d’emprise) se charge des attitudes, valeurs, croyances de son auteur pour constituer des formes qui s’actualisent par l’accueil de ce qui arrive.

Diégo Wéry

Construire une ruine est une installation de 7 peintures sur pieds. Le choix du titre fait référence à la contemplation d’un reflet du passé dans un miroir du présent. Construire une ruine est une opposition du temps sur la matérialité.

Joëlle Bosmans

Joëlle Bosmans vit à Bierbeek, de l’autre côté de la frontière linguistique, dont le tracé l’a menée jusqu’ici. Depuis toujours, certaines traces s’imposent à elle et leur mise en mémoire est incontournable.