Hello world

Posts By: NicolasTourinnes

Institut de la Providence (Wavre)

A l’origine deux mots : « enclos » et « horizon ». Si différents, et pourtant, sous la plume des jeunes, l’un entraine spontanément l’autre. Très vite, l’école devient enclos et le ciel, en fragments derrière les fenêtres, devient l’horizon. 

Lycée Martin V | Projet collectif des rhétos option Arts

L’horizon constitue la limite au-delà de laquelle le regard ne peut pas porter. Chaque être crée, par sa présence, un lieu qu’il déplace avec lui et dont il est toujours le centre. Au sein d’un groupe, les centres se multiplient, faisant naître autant de points de vue et d’expériences possibles.

Philippe Herbet

J’ai filmé des plans fixes des horizons, du matin à la tombée de la nuit, photographié au format stable de l’enclos (le carré) des personnes rencontrées au hasard des rencontres, des objets, des paysages habités de lumière. À l’horizontale.

Aljosha

Dans le poème homérique, Ulysse est amené à passer les portes du Soleil pour accéder au pays des Rêves et emprunter le sentier de la connaissance. À force de plonger dans ce rêve prophétique apparaît l’Elysée ; l’Utopie.

Karine Marenne & Messieurs Delmotte

Couple d’un Artiste-Couple : si vous étiez amené à les rencontrer, vous auriez affaire à deux personnes, une femme-artiste et un homme-artiste. Mais vous auriez aussi droit à un troisième artiste, leur couple, qu’ils vivent et surnomment « Artiste-Couple »

Dries Meddens

Quand j’ai rencontré Mady, il y a trente ans à Tourinnes-la-Grosse, j’ai été gêné, car je ne comprenais rien de ce qu’elle disait. Puis un jour, je me suis rendu compte que la moitié de ses mots sortait de ma langue maternelle ; le néerlandais !

Joëlle Verstraeten

Partant de l’expérience technique traditionnelle de la gravure et de l’image imprimée, le projet consiste ici à sortir sur la voie publique avec son vocabulaire, son code de la route et son langage des signes.

JeanF Jans

Dans la Chapelle des Anges, un filet sonore s’élève d’outre-tombe : une voix sensuelle, une lettre venue du Moyen-âge, celle qu’Héloïse adresse à Abélard.

Patricia Martin

La cabane dans la prairie, c’est comme chez elles :
on a quand même « un deux fois trois mètres sur deux ».
À l’œil la vue !
la prairie, bourrée de pissenlits
les dents de lion d’printemps :
y a qu’à s’baisser, on a déjà la salade dans l’assiette.
Et les chevaux…
les poulains chaque printemps :
on a quasi le steak tout tendre dans l’assiette.

Manu Tintoré

35gr/m2. Une poussière de terre se pose lentement sur la surface du terrain de jeu comme incitation à combler peu à peu les tranchées des Champs ouverts. Terre atmosphérique, venue d’ailleurs, qui dans son errance ne résiste pas au brassage nourricier avec « nos » terres, à l’instar de l’irrévocable destinée d’humains dont le terrain ici rappelle l’enjeu.

Pascale Rémita

Enfant surtout, on s’interroge sur ces éléments familiers mais étranges du paysage : où se trouve réellement l’horizon ? Quelle est vraiment la matière des nuages ? Quelle est cette mutation entre ce que mon œil voit fixement et ce que je regarde défiler ?

Candice Breitz

Une sensation singulière se cale incongrûment dans les interstices du récit bien huilé d’une série télévisuelle (Générations, diffusé depuis 1994, l’année où l’Afrique du Sud est devenue une démocratie) de la classe moyenne noire post-apartheid. Une figurante blanche regarde, interroge ou ironise les personnages noirs.

The New Normal

L’ensemble constitue un champ d’explorations diverses de nouveaux imaginaires du quotidien, sur les plans environnemental, économique, social ou culturel. La vision est troublante, contextualisée, révoltante ou mobilisatrice. Inauguré à Beyrouth en mars 2017, le projet a ensuite été présenté à Istanbul.

Randa Maroufi

Quelle est notre image ? Ce que nous en maîtrisons ? Ce qui nous échappe ? L’histoire s’inspire d’un personnage qui a réellement existé et disparu. Travesti, il a passé une période de sa vie comme employé de maison dans la famille de l’artiste, qui ignorait son identité sexuelle réelle.

Fatima Mazmouz

Au corps de la femme qui enfante, on associe le plus souvent la tiédeur, la lenteur, la quiétude du mûrissement intérieur et de l’attente. Cette femme enceinte curieusement affublée se détourne de ces images courantes. Résistante burlesque et singulière, elle s’agite frénétiquement sur des objets d’enfants. Son corps devient lieu de performance, un processus artistique qui lui confère une dimension politique.

Anna Raimondo

S’approcher lentement… Puis s’installer dans cette chapelle isolée. Enfin, s’abandonner à la douceur du lieu qui progressivement s’estompe à la mesure qu’un verre se remplit d’eau. Une pure et simple goutte d’eau nous entraîne. Elle accroche le regard, mais surtout semble diluer l’ouïe.

Ymane Fakhir

Gros plan, silence, absence du corps et du visage… Ce sont les mains qui captent le regard, fascinantes comme un portrait. Jaillissant d’un vêtement blanc uniformisant mais, peut-être avant tout, signe de perte ou d’absence ; elles sont à la fois très intimes, personnelles, singulières tout en répétant des gestes universels.

Ben Benaouisse

On est d’emblée happé tant par l’ensemble que par chacun des éléments à l’origine du tout. En ressort l’idée d’un processus, d’une route parfois rocailleuse, d’un voyage avant de s’arrêter, à un moment donné quelque part. Une tension dans l’installation nous met en état d’alerte et nous balade dans une chorégraphie spatiale où tout est visuel mais résonne comme une longue clameur.

Frédéric Fourdinier

Il se dégage d’abord une sensation froide, sans doute liée au néon, moderne et aseptisé. Il est pourtant vert. Mais le vert, s’il connote aujourd’hui la nature, n’en a pas moins été depuis le moyen-âge une couleur instable, chimiquement et symboliquement.

Yazan Khalili

Peut-on jamais revenir quelque part où nous avons été, comme nous étions alors ? Ou plutôt y devenons-nous des étrangers ? Ou l’endroit étranger à nous ? Une série de plans fixes racontent l’histoire d’un groupe d’astronautes qui retournent dans un paysage qu’ils ont laissé, il y a longtemps.

Mehdi-Georges Lahlou

Un homme, une situation singulière à travers un polyptyque d’images. Nous voici, nous spectateurs, traversant une zone imprécise, ambiguë que l’homme interprète, avec des matières simples, voire familières. Les épices évoquent d’emblée une part de ses origines et l’entremêlement des cultures, au cœur de son travail.

Halida Boughriet

De ces corps enchevêtrés surgit le rapport au temps : le temps de l’approche et puis de la séparation. Entre les deux, celui dont il reste une trace : ce corps de masse. On envisage d’abord l’origine du projet : un atelier au musée d’art et d’histoire de Saint-Denis dans le Val de Marne. L’artiste a invité des habitants de la ville à s’enlacer, à faire corps avant de se distancier.

Younes Baba Ali

Une voix scande le prénom masculin aujourd’hui le plus courant en Région bruxelloise mais qui désigne aussi dans la culture maghrébine un homme dont on ne connaît pas l’identité. Insistante, elle nous entraîne dans un milieu indéterminé, entre l’Orient et l’Occident.

Les Fêtes

Depuis 1965, chaque mois de novembre, les habitants de Tourinnes-la-Grosse et environs ouvrent leur maison, accueillent des artistes, et « partagent…
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Aimé Mpané

Je me suis inspiré des objets traditionnels Kuba de divination à la figuration zoomorphe. Ces instruments, dits les oracles à frottement (itombwa), ont été employés pour intercéder entre les devins et les esprits de la nature afin de déterminer la cause des maladies et aider à définir les traitements appropriés.

Cambyse Naddaf

«… c’est peut-être ça que je suis, la chose qui divise le monde en deux, d’une part le dehors, de l’autre le dedans, ça peut être mince comme une lame, je ne suis ni d’un côté ni de l’autre, je suis au milieu, je suis la cloison, j’ai deux faces et pas d’épaisseur… » (S. Beckett)

Emmanuelle Quertain

J’ai peint ce tableau, car, à la base, il est issu d’une photographie que j’ai reçue de la part de quelqu’un qui sait que je m’intéresse aux jardins, aux paysages et aux fleurs, sans en connaître les raisons précises.