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Benoît Félix

20
Chez Nelly Bruneel
Ferme du Rond-Chêne

Rue du Culot 58
Tourinnes-la-Grosse


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Benoît Félix prend les choses à la lettre. Le dessin n’est plus pour lui le dessin de quelque chose, mais un tracé qu’il essaye de saisir comme tel : comme si c’était une chose. Il découpe donc ses dessins pour pouvoir les tenir ensuite en mains… Il fait de même avec les images. Un objet qu’il voit dans une image, il veut le saisir comme cet objet même. Il l’extraira donc patiemment au cutter… Mais, sorti de l’espace de l’image, ce qu’on tient en main n’est plus la chose qu’on avait vue : c’est la matérialité de l’image — l’image comme objet — qui s’impose. Ce qu’on avait vu, une fois saisi, touché, ça ne tient plus : ça se dégonfle, c’est mou, c’est tombé.

Tout le travail de Benoît Félix tourne autour de ce point, pourrait-on dire : où, que ce soit avec le dessin, l’image imprimée, l’image vidéo, le langage ou bien la performance, il remet à l’honneur la scène de l’imbécile du proverbe chinois qui regarde le doigt quand le sage lui montre la lune…

Félicien Beni (juin 2016)

benoitfelix.com