2016

Aimé Mpané

Je me suis inspiré des objets traditionnels Kuba de divination à la figuration zoomorphe. Ces instruments, dits les oracles à frottement (itombwa), ont été employés pour intercéder entre les devins et les esprits de la nature afin de déterminer la cause des maladies et aider à définir les traitements appropriés.

Cambyse Naddaf

«… c’est peut-être ça que je suis, la chose qui divise le monde en deux, d’une part le dehors, de l’autre le dedans, ça peut être mince comme une lame, je ne suis ni d’un côté ni de l’autre, je suis au milieu, je suis la cloison, j’ai deux faces et pas d’épaisseur… » (S. Beckett)

Camille Dufour

Les gravures sont hantées par l’ascension et la disparition de George Mallory dans son expédition sur l’Everest. En présence d’un temps suspendu, la montagne organise l’espace sur lequel les corps se plient, s’élèvent, se fondent.

Dominique Baudon

« Dé-plier », « dé-jouer », « dé-couper », « dé-coder » « dé-sacraliser », coller, trouer, coudre, dessiner, détacher… pour humaniser, distancier, détourner, « dé-traumatiser », grincer, « sous-rire »…

Emmanuelle Quertain

J’ai peint ce tableau, car, à la base, il est issu d’une photographie que j’ai reçue de la part de quelqu’un qui sait que je m’intéresse aux jardins, aux paysages et aux fleurs, sans en connaître les raisons précises.

Laurent Quoidbach

Tourinnes-la-Grosse porte mal son nom. On devrait l’appeler « Tourinnes-la-Petite ». À l’instar du triangle des Bermudes ou du Loch Ness, le village est victime d’un phénomène étrange et totalement inexpliqué.

Pierre Lizin

Le travail s’intéresse à la ville, à la manière dont elle digère ce qui la compose pour le régurgiter sous forme de succédané. C’est une tentative de comprendre les grands cycles de constructions/déconstructions qui y sont à l’œuvre.

Frédéric Gaillard

À travers ses machines qui produisent, génèrent ou transforment, à travers ses installations ou ses objets façonnés, Frédéric Gaillard questionne les modes de productions et de réceptions liés à une pratique de la sculpture.

Benoît Félix

Benoît Félix prend les choses à la lettre. Le dessin n’est plus pour lui le dessin de quelque chose, mais un tracé qu’il essaye de saisir comme tel : comme si c’était une chose. Il découpe donc ses dessins pour pouvoir les tenir ensuite en mains…

Aurore Dal Mas

Polvere, surface de poussière charbonneuse de laquelle émerge un souvenir obscur. Des monochromes calcinés, dont les sujets implosent, leurs particules vibrant encore d’une étrange façon ; des objets qui absorbent une dernière lumière avant de l’emmener vers le néant ; des êtres moelleux comme le fruit entamant sa macabre maturation.

Évelyne de Behr

Par détournement et installation d’images, tisser des relations, cibler les parcelles du dedans. S’agissant de territoire, de limite, tenter de saisir cet instant de basculement d’une image, d’un contexte, vers son appropriation. Pour soi, en soi.

Joëlle Bosmans

Joëlle Bosmans vit à Bierbeek, de l’autre côté de la frontière linguistique, dont le tracé l’a menée jusqu’ici. Depuis toujours, certaines traces s’imposent à elle et leur mise en mémoire est incontournable.

Tristan Robin

C’est principalement par le dessin que Tristan Robin développe depuis de nombreuses années une réflexion sur notre environnement contemporain, que ce soit à travers l’habitat pavillonnaire et le conformisme mortifère qu’il engendre, ou en questionnant les limites entre les actions quotidiennes les plus triviales et leur mise à distance…

François Huon

À la recherche de mon écriture artistique, je me suis pris au jeu de réaliser des formes qui pourraient servir de signes. Articuler ces signes entre eux pour créer un langage plastique m’a permis d’élaborer un système linguistique ouvert.

Anne Dejaifve

Au rétrécissement du monde s’opposent l’espace pictural et ses suggestions d’élargissement. Les différents champs qui constituent l’œuvre seront sans cesse illimités si ceux qui les parcourent participent à leur extension.

Pierre Martens

L’art est le support privilégié pour rencontrer une personne. L’œuvre sincère (qui n’est pas dans un rapport d’emprise) se charge des attitudes, valeurs, croyances de son auteur pour constituer des formes qui s’actualisent par l’accueil de ce qui arrive.

Diégo Wéry

Construire une ruine est une installation de 7 peintures sur pieds. Le choix du titre fait référence à la contemplation d’un reflet du passé dans un miroir du présent. Construire une ruine est une opposition du temps sur la matérialité.

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