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Chez Nelly Bruneel, Ferme du Rond-Chêne
Rue du Culot 58
Tourinnes-la-Grosse

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Chez Muriel de Peñaranda
Dans la grange de la Ferme de Wahenge
Rue de Wahenge 43, La Bruyère

Fabesko

My wonderful fucking life

Née à Nantes en 1970, un 21 janvier, comme Benny Hill, Christian Dior ou Raspoutine, j’ai surtout vécu à Paris, puis à Montréal.

J’ai trouvé la paix à Tournai.

J’ai un amoureux, un petit chien roux et un cochon d’Inde trouvé dans une poubelle.

Mes créations et moi sommes un immense gang.

Dessins, broderies, musiques, animations vidéos.

Peuplé d’icônes religieuses et de monstres protecteurs, mon univers m’aide à accepter la réalité.

Gardiens de mon imaginaire, synonymes d’espoir, les super héros ont toujours fait partie de mon œuvre.

J’aime inventer des histoires.

Enfant, je ne parlais à personne. Je dessinais et j’attendais, c’est tout.

En 1980, j’avais dix ans, je ne loupais aucun épisode de Goldorak, mon super héros préféré. Ces vingt minutes passées devant RécréA2 étaient les meilleures de la journée : j’oubliais pour un instant ma vie de merde, ma vie d’enfant de merde.

Ces années sont loin.

J’essaie de me rappeler les choses, mais sans photos, c’est dur. Je ne me rappelle plus de moi enfant, comme si je n’avais pas existé de 0 à 18 ans. Il n’y a pas eu de sauvegarde. Souvenirs effacés, perdus, pas enregistrés. Inaccessibles à jamais.

Ne plus se rappeler de soi, jamais ? Ce serait oublier que j’ai des super pouvoirs…

Je veux interroger, petits et grands, sur la notion de famille.

Comme dans un film, il faut le décor. Je me rappelle un peu : l’appartement, la cuisine au mobilier typique des seventies. Nous y partagions nos repas, papa, maman, mes frères, ma sœur, le chien, et moi. La cuisine, lieu de toutes les métamorphoses : physiques, chimiques.

Cette installation est mon Cloud à souvenirs, une reprogrammation de la parole et de mes réminiscences. Entre humour et pudeur.

https://www.instagram.com/fabesko