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Les 46es Fêtes

2011: une année remarquable !

Remarquable par la qualité des expositions d’art contemporain, remarquable par le nombre et l’enthousiasme des visiteurs venus de partout en Belgique et même au-delà; remarquable par l’incroyable accueil réservé par les spectateurs de « Vivaldi, le feu de Dieu » qui ont rempli 8 fois l’église de Tourinnes. Près de 25.000 visiteurs auront déambulé dans les rues de Tourinnes et environs en ce mois de novembre.

Les 46es Fêtes de la Saint-Martin se sont refermées ce dimanche 27/11 après 4 week-ends de partage du beau, de passion, d’enthousiasme et de rencontres, dans la grande tradition des Fêtes de la Saint-Martin.

Rencontres avec les artistes sélectionnés par Elodie Antoine, commissaire 2011, sur le thème « Le Mal du Pays ». A travers leurs diverses installations, les artistes ont littéralement investis les lieux mis à leur disposition. Contagion, nostalgie, évolution de nos perceptions, de nos souvenirs, interrogation sur les effets du temps qui passe, autant de perceptions ressenties par les visiteurs venus en grand nombre pour ces expositions d’art contemporain. C’était impressionnant de voir le nombre de personnes venues spécialement, et de loin, pour ce thème : Anvers, Gand, Bruges, Courtrai, Arlon, Liège, Charleroi, Mons, Tournai, Luxembourg, …, il en venait de partout. En couple, en famille, entre amis, par groupes entiers ; artistes, journalistes, amateurs avertis ou simples curieux, ils ont défilé sans discontinuer dans les 6 lieux d’expositions officielles.

Que ce soient les mains de la grosse Tourinnes et ses lignes de vie pyrogravées par les enfants de 3e primaire de l’école Tourinnes sous la houlette de David de Tscharner (CH), la gigantesque toile d’araignée tissée par Stephan Goldrajch (F) face à cette broderie breughelienne, les gouttes de mercure doré d’Elodie Antoine (B), les céramiques tout aussi douces et fragiles qu’inquiétantes de Sofi van Saltbommel (B), les tziganes interprétant chacun à sa façon Hava Nagila, cette mélodie traditionnelle juive, et regroupés dans une vidéo étonnante par Maya Lerman (ISR), ces étonnants portraits de joueurs de base-ball tellement présents et particulièrement absents proposés par Eric Croes (B), ou les autres travaux présentés par ces plasticiens renommés, les installations ont marqué les esprits. Dans tous les sens du terme. Mais une chose est certaine, les commentaires recueillis par les Ambassadeurs, ces 50 personnes de l’entité spécialement formées à l’accueil des visiteurs des expos d’art contemporain, étaient flatteurs. Manifestement les expos n’ont laissé personne indifférent !

Rencontres avec tous les artistes en liberté également, dont les ateliers, granges et espaces d’exposition n’ont pas désempli, même s’il y a sans doute eu un peu moins de monde que d’habitude à Nodebais. Est-ce lié au déménagement partiel des œuvres de Max van der Linden au Vert Galant et à l’église de Tourinnes ? Ou au fait que l’étang de Nodebais n’était cette année pas investi par un artiste ? Une chose est certaine, lorsque des artistes inspirés et talentueux se regroupent pour proposer divers lieux d’exposition proches les uns des autres, la réponse est immédiate. Comme à Néthen, qui attire en permanence un très grand nombre de visiteurs.

Rencontres avec le patrimoine architectural local et la nature également, grâce aux itinéraires thématiques proposés aux visiteurs pour combiner visites d’expo et balade à pied ou à vélo, grâce à la collaboration avec la Maison du Tourisme en Hesbaye Brabançonne.

Rencontres avec la musique aussi : le ton était donné dès le fabuleux concert d’ouverture du samedi 5/11 avec + de 300 personnes dans l’église pour ces merveilleuses cantates de J.S. Bach, extraites de l’Oratorio de Noël.

Et que dire de la rencontre entre la musique, le texte « Vivaldi, le feu de Dieu » créé par Xavier Deutsch spécialement pour Tourinnes, les 150 acteurs, choristes et musiciens, et les 2.750 spectateurs qui ont rempli 8 fois l’église ! 104% de taux d’occupation ! La demande était telle que plus de 95% des places étaient vendues avant même la première, que des chaises ont été rajoutées partout où c’était possible, et que chaque soir de nombreuses personnes espéraient profiter du désistement de l’un ou l’autre pour pouvoir malgré tout assister au spectacle qui affichait complet à chaque représentation.

Ces 46es Fêtes se terminent, la préparation des 47es a commencé : le commissaire 2012 est connu, et le choix de la pièce sera confirmé sous peu. Mais çà, c’est une autre histoire. Rendez-vous en novembre 2012 pour les 47es Fêtes de la Saint-Martin !