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Pierre Caille / Ludovic Recchia

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Chez Marilise et Albert Niesten
Au Moulin de Tourinnes (1er étage)
Rue de Beauvechain 1a,
Tourinnes-la-Grosse


Pierre Caille_cambre-58_1(c) Christian Carez

Pierre Caille dans l’atelier de céramique de La Cambre, 1958, photo © Christian Carez

Né en 1973 à La Hestre, Ludovic Recchia obtient son Master en histoire de l’art et archéologie à l’Université Libre de Bruxelles en 1996. Il est actuellement directeur du Centre Keramis à La Louvière et conservateur du département Céramiques Européennes – Porcelaines de Tournai du Musée Royal de Mariemont. Depuis le début des années 2000, il a géré le commissariat de nombreuses expositions dédiées à la céramique. Il organise régulièrement des journées d’étude dans le cadre des “Samedis de la Céramique” au Musée de Mariemont et intervient dans des colloques scientifiques en Belgique et en France. Les sujets qu’il traite en conférence, ainsi que les publications auxquelles il contribue, créent des ponts entre l’histoire de la céramique et la création contemporaine au sens large, du design à la sculpture. Son regard pertinent et son soutien sans faille pour les créateurs en font une figure incontournable dans le monde de la céramique belge.

Pour les 50es Fêtes de la Saint-Martin à Tourinnes, Ludovic Recchia propose une exposition réunissant des œuvres de Pierre Caille issues des collections publiques belges et donnera une conférence sur l’héritage de cet artiste et enseignant.

Conférence de Ludovic Recchia le dimanche 15 novembre à 14h30 (Maison Communale de Beauvechain) :

Pierre Caille, sculpteur et enseignant à l’origine du renouveau de la céramique en Belgique.

Pierre Caille, Œuvres de collections publiques belges

Né à Tournai en 1910 dans une famille qui compte plusieurs artistes en son sein, Pierre Caille est l’un des protagonistes du renouveau de la céramique belge. En 1931, il s’inscrit dans l’atelier de publicité du révolutionnaire Institut supérieur des Arts Décoratifs fondé par Henri Van de Velde (1863-1957) à La Cambre (Bruxelles) sur le modèle pluridisciplinaire du Bauhaus allemand. Trop indépendant, il ne s’entend pas avec son professeur Joris Minne et quitte l’école après 3 mois. Grâce à Henri van de Velde, commissaire de la délégation belge à “l’Exposition internationale des arts et techniques modernes” qui se tient à Paris en 1937, Caille décore des assiettes dans la faïencerie Boch à La Louvière et réalise des grès au sel chez Guerin à Bouffioulx. Grâce à van de Velde aussi, Caille retrouve le chemin de l’Institut où il suit en élève libre les cours de Hubert Helman, un industriel patron d’une importante manufacture de carrelage et d’éléments décoratifs à Berchem-Sainte-Agathe. Ces rencontres sont déterminantes. En 1949, alors qu’il est un artiste connu, on lui confie la direction de l’atelier de céramique de La Cambre qu’il anime jusqu’en 1976. Dans cet atelier, il formera de nombreuses figures emblématiques de la céramique belge parmi lesquelles Max van der Linden, fondateur en 1965 des Fêtes de la Saint-Martin à Tourinnes-la-Grosse.