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Rachel Labastie

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Chez Nelly Bruneel, À la Ferme du Rond-Chêne
Rue du Culot 58,
Tourinnes-la-Grosse


Rachel Labastie_Série Outils-sculpture-Terre & vaseline

Série Outils, 140 x 30 x 10 cm, terre crue, modelage, 2015, photo © Nicolas Delprat

Née en 1978 à Bayonne (France), Rachel Labastie vit et travaille à Bruxelles. En parallèle à sa pratique artistique, elle enseigne à l’ENSAV de La Cambre et à l’Académie des Beaux-Arts d’Anderlecht.

Manipulant les paradoxes, Rachel Labastie joue sur l’ambiguïté de formes à la fois séduisantes et dérangeantes. Dans un permanent jeu de forces contraires, elle nous invite à voir au-delà de l’apparence des choses. Son rapport à la matière est à la fois intime et puissant, conceptuel et physique, contemporain et ancré dans les pratiques séculaires de la terre crue et cuite. Alors qu’elle choisit des objets relevant du registre de la violence comme les haches, elle n’exalte aucunement une activité pulsionnelle. Bien au contraire, elle réalise ses pièces avec beaucoup de minutie, un labeur patient au cours duquel elle pose sa réflexion sur l’enfermement, l’aliénation, la contrainte mentale autant que physique.

Elle participe à de nombreuses expositions en France et à l’étranger. Ses pièces sont présentes dans la collection du Fonds National d’Art Contemporain. Elle est représentée en France par la galerie Odile Ouizeman et en Suisse par la galerie Analix Forever.

Territoires

Les territoires sont des espaces transformés par le travail humain. Ils existent par l’homme qui les façonne et qui les quitte. Le corps de l’homme, en particulier ses mains et ses pieds, interviennent et décident de ces territoires en les façonnant, les mesurant et les arpentant.

Les pièces présentées par Rachel Labastie parlent de ces différents gestes humains qui transforment les espaces en territoires.

Les “Bottes” évoquent l’expérience, la traversée, mais aussi le labeur et le temps. Celles-ci sont au départ de la boue (barbotine), ont traversé le feu et connu ainsi une “épreuve” plastique qui leur a donné leur coloration et leur apparence souillée.

L’artiste présente également une toute nouvelle série de sculptures réalisées en terre crue à partir d’outils utilisés dans le travail de la terre (pelles, pioches, etc.).

Enlisés dans la matière ils deviennent de purs objets contemplatifs et transitoires parlant de l’appropriation du sol et de la recherche de soi-même, de son identité à travers l’espace et la matière.