Back

Sylvie Macías Díaz

16
Chez Nelly Bruneel
Ferme du Rond-Chêne
Rue du Culot 58
Tourinnes-la-Grosse
48
À l’ancienne librairie de Beauvechain
Rue du Village 3
Beauvechain

Questionnant régulièrement le contexte culturel, économique, social ou politique, Sylvie Macías Díaz porte dans ses œuvres un intérêt particulier pour la question de la place de la femme. Le travail développé lors de sa résidence à Tourinnes-la-Grosse ne déroge pas à la règle. La femme y est première et centrale. Deux regards et deux lieux la représentent.

Dolly. Technique mixte. 300 cm. Dimension variable. © Sylvie Macias Díaz

Tout d’abord, dans un premier regard Sylvie Macías Díaz crée à partir de l’idée symbolique de la marionnette une poupée articulée, un corps assemblé participant à une action dramatique quelle qu’elle soit, car un objet animé seulement par la main, tirée ou pas par des ficelles ! Sa charge emblématique, mystique et porteuse de tradition, mais aussi de contestation l’intéresse.

D’autre part, Sylvie Macías Díaz veut rendre compte de la situation des femmes au cœur de l’actuelle crise financière et économique. L’artiste s’est davantage intéressée à l’autonomie des femmes, autonomie « forcée » par la société ou acquise de plein gré. Telle une anthropologue, elle capture de la manière la plus neutre possible, sans artifice, l’essentiel d’un regard, d’un sourire, d’une situation. Il résulte de cette démarche une série de 116 portraits de femmes, issues de toutes classes sociales sans distinction. « Ces femmes improvisent, s’adaptent, s’organisent, prennent le contrôle de leur vie* ». 

Sylvie Macías Díaz montre et démonte de façon métaphorique ce que cachent les mécanismes de l’ordre social qui fonctionne comme une immense machine symbolique tendant à ratifier la domination masculine sur laquelle elle est fondée.

*Voir texte de Olivier Mangeleer, Ateliers RAVI, Liège : « L’autonomie des femmes et la crise financière, 2016 »