Les 27 février, 1, 6 et 8 mars 2026
Projection du spectacle
Les vies d’Aloïse Corbaz
Jouée à bureau fermé en novembre dernier dans l’église de Tourinnes lors des 59es Fêtes de la Saint-Martin, la pièce a fait l’objet d’excellents commentaires. Le public a été impressionné par la beauté des décors, des costumes, de la musique, par la qualité d’interprétation tant du jeu que des chants, par la sensibilité du texte, de la mise en scène etc. Voici l’occasion de voir ou de revoir Les vies d’Aloïse Corbaz.
La projection
La pièce a été filmée lors d’une représentation fin novembre. Grâce à 4 caméras HD, placées de façon à avoir divers angles de prises de vue, au son repiqué directement sur la table de mixage, à une alternance de plans larges, plans serrés et gros plans, le montage réalisé par André Bossuroy (réalisateur de documentaires notamment pour la RTBF et ARTE) est de grande qualité et extrêmement dynamique. La projection sera de qualité également, avec le matériel et l’équipe du Centre Culturel de Beauvechain.
Durée : 1h55
La pièce
Nous allons vous emmener dans l’histoire d’Aloïse Corbaz, née en Suisse en 1886, figure inspirante et inspirée de l’Art Brut. Nous allons mettre sur scène ses vies. Sa vie réelle et sa vie rêvée.
Sa vie réelle, jalonnée d’événements heureux et tragiques, celle d’une orpheline qui rêve d’être cantatrice, de chanter seule sur une grande scène. Sa vie d’avant qu’elle nomme « le monde naturel ancien d’autrefois », sa vie d’avant l’enfermement.
Sa vie rêvée, elle l’a tracée, mise en scène aux crayons multicolores, à la teinture de géranium qu’elle confectionnait elle-même, à la pâte de mines de crayon broyées par la cuillère qu’elle gardait toujours sur elle, ne pas gaspiller. Il lui fallait inventer, sentir, vivre cet autre possible, réenchanter le monde. Elle œuvre dans le plus grand secret, cela ne regarde qu’elle.
Son « cloisonné de théâtre », un immense rouleau de 14 mètres fait de feuillets cousus ensemble, se regarde comme un film, se lit comme un roman graphique. Elle dessine le fabuleux que nous portons en nous.
Nous raconterons aussi les sentinelles, les veilleurs, les dénicheuses et dénicheurs qui ont rencontré cette femme qui avait humblement du génie.
Jean Dubuffet dit d’elle, après sa mort, dans une lettre à Jacqueline Porret-Forrel (médecin et amie d’Aloïse) :
« Elle n’était pas du tout folle (…) Elle s’était guérie elle-même par le procédé qui consiste à cesser de combattre le mal et entreprendre, tout au contraire, de le cultiver, de s’en servir, de s’en émerveiller, d’en faire une raison de vivre passionnante (…) Le merveilleux théâtre qu’elle donnait constamment était pour elle un plan de refuge inattaquable, une scène où personne ne pouvait monter, ne pouvait l’atteindre (…) Mais folle, sûrement pas. Très lucide, j’en suis persuadé, retranchée dans son si ingénieux cocon qu’elle s’était fabriqué… ».
Muriel Clairembourg
1886 Naissance d’Aloïse Corbaz à Lausanne (Suisse)
1904 Après ses études secondaires, elle suit des cours de chant et de couture
1911 Aloïse est envoyée en Allemagne, elle y travaille comme gouvernante
du chapelain de l’empereur Guillaume II
1913 Retour en Suisse
1918 Internement à l’asile de Cery près de Lausanne
Fin 1918 Transfert à La Rosière, un établissement pour malades chroniques à Gimel
1964 Mort d’Aloïse Corbaz, reconnue comme une grande figure de l’art brut
Au RELAIS SAINT-MARTIN
56 rue de Beauvechain
Tourinnes-la-Grosse
LES VENDREDIS 27 FEV ET 6 MARS À 20:00
LES DIMANCHES 1er ET 8 MARS À 17:00
Prix des places :
5€ – Moins de 12 ans : 3€
À l’entrée et selon disponibilités : 8€
Moins de 12 ans : 5€
Places non numérotées
Accès possible dans la salle
15 min. avant la projection
.
