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Peer Gynt

petite-affiche-2015

D’après Henrik Ibsen

Adaptation & Mise en scène:Muriel Clairembourg et Jean-Marc Delhausse
Direction musicale : Olivier Habran – Élisabeth Goethals – Alain et Benoît Meulemans
Le Cœur de Tourinnes-la-Grosse : Élisabeth Goethals & Olivier Habran
Le Chœur des enfants Chantourinnes : Élisabeth Goethals et Olivier Habran
L’Orchestre de Chambre de la Néthen : Alain & Benoît Meulemans

La pièce

Peer Gynt, un road-movie folklorico rock’n’roll, une farce douce-amère, un mensonge énorme ou un rêve sans fin, une course contre le temps. Puisque la chute est certaine, amusons-nous en attendant que la vieillesse vienne nous rattraper. « La mort peut attendre… il faut faire le détour. »

Peer le hâbleur, l’orphelin de père, le moqué, s’invente une vie plus grande. Il s’approprie les meilleurs contes de son pays et s’y donne le beau rôle.

Peer, d’expérience en expérience, de voyage en voyage toujours plus vite, plus loin, refuse toute attache au nom de sa liberté.

Pourtant, Solveig,  elle, est là, toujours là…

Dans son périple, il fuit sa mère et abandonne ses femmes. Il pactise avec des Trolls. Il trompe les hommes du désert. Il est proclamé empereur des fous. Il trafique, fait fortune, perd tout et court, court encore et toujours après lui-même dans un monde irréel peuplé de personnages qui ne sont souvent que des ombres.

Pourtant, Solveig est bien réelle, parfois tout près, souvent très loin.

Peer l’exclu, le traqué, le rêveur un peu ivrogne et un peu fou, finit par se transmuer en créature quasiment mythique. Malgré la légèreté de la pièce, sa dérision, sa fantaisie débridée, son rythme enlevé, Peer Gynt est une tragi-comédie à l’image de la vie, et sa portée philosophique est forte comme dans la plupart des œuvres d’Ibsen.

Peer Gynt est le poème de toutes les fuites et de tous les départs.

Une pièce populaire, une féerie, une satire teintée d’idéal, qui contraste avec l’austérité sévère des autres œuvres de l’auteur. Une fantaisie qui pose un problème central : peut-on vivre sans idéal, défendre son indépendance, enjoliver la réalité et s’envoler en chevauchant des chimères ?

Henrik Ibsen

Henrik Ibsen, dramaturge norvégien, est né à Skien en 1828 dans une famille de marchands dont l’affaire périclite en 1835. D’abord apprenti pharmacien, il passe son baccalauréat à Christiana en 1850.

Les événements révolutionnaires de 1848 le conduisent à écrire sa première pièce, “Catilina”, publiée en 1850 à compte d’auteur. Il travaille toujours comme apprenti et préparateur en pharmacie, étudie et écrit la nuit, prend des cours privés de latin.

À partir de 1852, il travaille à Bergen comme metteur en scène et voyage pour se familiariser avec les techniques du théâtre.

En 1858, il devient directeur artistique du théâtre de Christiana. En 1862, le Théâtre doit fermer ses portes. Henrik Ibsen, libéré de ses obligations de directeur, voyage pour récolter des éléments de légendes populaires nordiques.

En 1864, il quitte la Norvège pour Rome. Il ne reviendra dans son pays que vingt-sept ans plus tard, après avoir voyagé à travers l’Europe.

Publié en 1867, Peer Gynt sera particulièrement acclamé en Norvège. Avec “Une maison de poupée” (1879), il obtient un succès international. Dans les années qui suivent, ses pièces sont montées presque simultanément dans diverses capitales européennes. Bien qu’attaché à ses origines, Ibsen dénonce le conformisme de ses compatriotes. Malgré leur large succès, ses pièces ont souvent provoqué le scandale en Norvège. Quand il rentre au pays en 1891, il est devenu un auteur internationalement connu. Son 70e anniversaire, en 1898, est l’occasion de grandes festivités nationales. Il décède en 1906.

La musique du spectacle

La majorité des pièces choisies pour accompagner le spectacle sont issues de l’œuvre d’Edvard Grieg, compositeur et pianiste norvégien (1843 –1907).

Dès 1863, Edvard Grieg s’intéresse au folklore norvégien et aux danses paysannes. Toute sa vie, il sera un militant inépuisable de cet art musical national. En 1876, il rencontre le succès grâce à la musique de scène qu’Ibsen lui a commandée pour accompagner Peer Gynt. La qualité de l’écriture pianistique inspirée par Liszt, ainsi que l’audace de l’harmonie, font de Grieg un compositeur majeur de la Norvège. Plus tard, il inspirera Debussy et Ravel.

 

Jean-Marc Delhausse et Muriel Clairembourg


Né dans la cité ardente, Jean-Marc Delhausse s’oriente vers les lettres et obtient une licence en philologie romane assortie de l’agrégation et complétée par une maîtrise en traduction (anglais) à l’Université de Liège. Premier prix de déclamation au conservatoire de Liège et premier prix d’art dramatique au conservatoire de Bruxelles. En tant que comédien, il a participé depuis lors à plus de trente spectacles dans divers théâtres (Théâtre National, Abbaye de Villers-La-Ville, Théâtre de Poche, Théâtre Poème, Océan Nord, la Samaritaine, l’Etuve, le Théâtre Royal des Galeries, l’Atelier 210…). Il a joué récemment dans « Des cailloux et des pommes », spectacle de plein air à Jodoigne, un projet de la Maison Ephémère… La dernière création est Himmelweg, de Juan Mayorga, au Théâtre 210, qui tournera cette saison en Belgique. Il répète actuellement Trahisons, de Pinter.

Il participe à plusieurs projets chantés, dont Quinquéfolia, Dis-moi WizzZ et Credo ma non troppo, chansons « tendrement rebelles » a capella.

Il est metteur en scène attitré du spectacle collectif, depuis 1995 avec la création de la pièce de Julos Beaucarne « l’Avenir change de berceau ».
Il œuvre à la réussite des spectacles depuis 17 ans.

Muriel Clairembourg a joué et dansé au Théâtre National de Belgique, Théâtre du Grand Midi, à l’Abbaye de Villers-la-Ville, au Nouveau Théâtre de Belgique, au Théâtre de la Samaritaine, à l’Eden, au Varia, au Théâtre Océan Nord, au Théâtre de L’L, au C.C. Jacques Franck, aux Tréteaux de Bruxelles, à l’Escalier, à la comédie Claude Volter, au Théâtre de la Vie, au Théâtre du Méridien ainsi qu’en tournée en Belgique, en France, en Suisse et au Québec. Elle a travaillé avec des metteurs en scène tels que Julien Roy, Pietro Pizzuti, Frédéric Dussenne, Isabelle Pousseur, Bernard Mouffe, Claude Volter, Luc Fonteyn, Ariane Buhbinder, Mathieu Richelle, Max Lebras et avec des chorégraphes tels que Gladys Fernandez et Pablo Inza, et Édith Depaule…
La comédienne a joué des textes de Maeterlinck, Handke, Laurence Vielle et Vincent Margane, Perrault, Molière, Edward Bond, Laurence Kahn, Von Hoffmansthal, Véronika Mabardi, Brecht, Ariane Buhbinder, Ghassan Kanafani, Enzo Cormann…

Depuis plusieurs années, elle met en scène diverses compagnies amateurs et anime des ateliers de théâtre.

Équipes artistiques

Mise en scène :equipes
Muriel Clairembourg et Jean-Marc Delhausse

Direction musicale :
Olivier Habran et Élisabeth Goethals

Le Cœur de Tourinnes :
Olivier Habran

Le Chœur des enfants Chantourinnes :
Élisabeth Goethals et Olivier Habran

L’Orchestre de Chambre de la Néthen,
dirigé par Alain et Benoît Meulemans

Régie générale :
Étienne et Françoise Persoons

Support informatique :
Vincent Kersten

Décors :
Scénographie :
Muriel Clairembourg et Jean-Marc Delhausse
Réalisation :
Étienne Persoons et l’équipe des Vieux Briscards

Vidéo:
Antoine Vermeesch

Costumes :
Conception : Nadia Vermeulen
Réalisation :
Atelier Clandestin de Couture Théâtrale
Accessoires :
Jacques Callens

Éclairage :
Conception : Antoine Vilain
Matériel :
Laurent de Villenfagne (Ultrason)

Création sonore :
Marc Bastien

Sonorisation :
Luc Henrion