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Stephan Goldrajch

Une présence fantomatique,
le souvenir de choses et d’êtres chers qu’on oublie avec le temps.
Certains moments sont dans nos mémoires, réinterprétés de manière différente à chaque lecture de nos pensées.

Stephan HD

Il y a quelqu’un d’autre avec nous qu’on ne voit pas ; par le fait de me lire, je suis là pour l’instant tu ne lis pas mais tu m’entends écoute ce que j’ai à te dire ça fait longtemps que je veux te parler tu es le seul à m’entendre je suis dans ta tête et tu es dans mon corps je peux te rendre fou si je le veux en répétant à l’infini des choses sans fin je t’interdis de relire ces phrases il vaut mieux pour toi que tu m’oublies vite ne parle à personne de notre rencontre le meilleur moyen de m’oublier c’est de ne plus penser à moi

Stephan Goldrajch­­

Né en 1985 à Ramat-Gan en Israël, Stephan Goldrajch a étudié à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles puis à l’ENSAV La Cambre en sculpture, ainsi qu’à l’Académie d’Art et de Design de Bezalel à Jérusalem. Inspiré par les traditions ancestrales, les rites et les techniques d’artisans, c’est le rapport à l’humain et au social qui le fascine. Il se nourrit pour mieux les réinventer des codes de vie et d’apprentissage, de la magie autant que des contes et légendes ; toutes ces choses bien réelles, souvent irrationnelles, qui font partie de l’éducation des hommes.

Stephan Goldrajsch a participé à diverses expositions collectives et personnelles notamment à Bruxelles, Tel-Aviv et Berlin. La disposition spatiale de ses œuvres y installe la plupart du temps un dialogue avec le spectateur. Ainsi, en tournant autour de l’anneau de bois posé sur le sol, une phrase apparaît. Dès que l’on s’arrête, elle n’est plus. Le mouvement révèle une présence de référence collective, comme un rituel. Lorsque l’on se fige, l’objet, statique, est autre.